Crédit immobilier : Que nous réserve 2018 ?

Un projet d’investissement dans l’immobilier pour l’année 2018 ? Le marché du logement promet toujours un bon retour sur investissement. Toutefois, les tendances changent en permanence. Il est donc plus prudent d’anticiper les hausses de prix car les indicateurs économiques peuvent réserver des tournures inattendues. La reforme du marché de logement, le retrait des APL Accession ou encore le recentrage du PTZ… autant de rénovation projetée par le gouvernement, mais la Loi de Finances approuvée par le Conseil Constitutionnel définira officiellement tout changement.

 

Quelques modifications des contenus du contrat de prêt

 

Suivant les principes de l’ordonnance exposée le 3 juin 2017 par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le contrat de prêt subira quelques modifications à partir de janvier 2018. Les instituts financiers ne pourront, par exemple, plus imposer la domiciliation de salaire à leurs emprunteurs dans leur établissement. Toutefois, ils ont la possibilité de proposer un avantage individualisé en contrepartie du versement. Le client a donc le choix de refuser ou d’accepter. Si les conditions proposées par la banque conviennent au débiteur, la durée de domiciliation ne doit pas dépasser 10 ans.

Le principal avantage de cette décision est la liberté de décision de l’emprunteur. Ce dernier bénéficiera de ses avantages s’il verse régulièrement ses revenus dans sa banque. Par ailleurs, cet « avantage individualisé » n’a pas été précisé par l’ordonnance, elle peut être conséquente ou minime. Elle peut également varier d’un établissement à un autre. Par contre, le risque engendré par ce changement est l’éventuelle augmentation de taux auprès de certaines banques afin de conserver leurs marges. En effet, la domiciliation des revenues de l’emprunteur était une garantie de fidélisation pour ces instituts financiers.

L’ordonnance s’appliquera à tous les contrats de prêt réalisés à partir du 1er janvier 2018. Les crédits déjà en cours ne sont donc pas concernés par cette prescription.

 

Une hausse de taux modérée

 

Les chiffres ont été bons pour cette année 2017. Suite à la baisse conséquente en novembre 2016, 1,31 % pour le taux brut hors assurances, la moyenne a augmenté à 1,57 % au mois d’août 2017 d’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA. À partir de là, la tendance n’a pas cessé de baisser : 1,56 % (septembre), 1,55 % (octobre) et 1,54 % (novembre).

On enregistre également des résultats favorables dans le marché immobilier. D’après le Crédit foncier, 910 000 transactions dans l’ancien sont estimées pour l’année 2017, ce qui est le plus beau score depuis maintenant 10 ans. De même pour l’investissement dans le neuf, 130 000 placements sont constatés, un autre record de cette décennie.

Qu’en est-il alors de l’année 2018 ? En prenant compte de la reprise de l’inflation, environ 1,2 % suivant le rythme annuel, les tarifs des prêts immobiliers risquent d’augmenter pour cette année. Toutefois, la Banque centrale européenne proposera toujours le taux directeur à zéro pour des mois encore. Ce qui influencera les autres banques et les poussera à une forte concurrence. Si les taux montent donc, ils seront assez faibles, car l’estimation est une moyenne de 2 % sur 20 ans d’ici la fin de l’année 2018.